
Camille, Manolo. Travelling arrière.
Un camion au tout début. Entre Sorbonne et banlieue parisienne, théâtre et poussière levée, par celui-là, Nuño, le compagnon des jours, le cheval. Sa blancheur, ange de leurs routes. Jamais l’un sans l’autre.
Ce qui grandit alors. Un projet de vie, une construction, patient échafaudage, pour une utopie commune vers laquelle tend tout leur travail de comédiens : l’acteur-centaure.
Créateurs du concept, ils fondent alors la compagnie, tentent la concrétisation et le partage : donner à voir et à entendre les fruits de leur travail. Le Théâtre du Centaure est né.
Animal humain. Visage homme, visage cheval. L’acteur-centaure est double : peau et robe, chairs et muscles, cheveux et crinières, bouches et gueules, poitrines et poitrails, voix et souffles, tendus.
L’union de deux pour un seul et même corps. Un autre langage. Pour une vie.
Pour le théâtre.
Crédit photo Anne Zorgdrager